Présentation

La notion de « postmodernité » avait été plébiscitée, au tournant des années 1980, pour qualifier la réorientation générale des expressions et des formes culturelles en train de se produire alors. Elle a perdu beaucoup de son autorité aujourd’hui, avec le recul, mais aucune autre ne s’est imposée à sa place. Pascal Ory, revisitant le panorama, fait de cette difficulté à définir une orientation commune la marque distinctive de la période.

Il y a eu au moins une disparition, dans ce paysage, qui paraît peu discutable : celle de l’« intellectuel », tel qu’on l’avait connu depuis Émile Zola. Bénédicte Delorme-Montini dégage les raisons de cet effacement.

La littérature française a vu surgir, en revanche, une figure d’écrivain tout à fait originale en la personne de Michel Houellebecq. Michel Crépu en situe la place à la fois singulière et exemplaire.

Claude Lévi-Strauss avait lancé dans ces colonnes mêmes, en 1981, une querelle sur la perte du métier dans l’art contemporain qui a fait couler beaucoup d’encre. Adrien Goetz interroge la pertinence du diagnostic au regard de la production artistique actuelle.

Il n’est pas de jour où ne se vérifie l’explosion des « mémoires » et leur ambition, au besoin, d’obtenir la révision de l’histoire. Philippe Joutard et Pierre Nora reviennent sur l’émergence et le développement du phénomène.

Il eût été étonnant que les bouleversements de la période laissent la langue intacte. Ses évolutions en offrent un reflet fidèle, montre Alain Rey.



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